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L'histoire de Malte ne s'arrête pas avec le départ
des chevaliers. L'intermède français dure à
peine deux ans. Le 5 septembre 1800, les Anglais s'emparent des
îles. La souveraineté britannique sera définitivement
consacrée par le traité de Paris de 1814. Si l'ouverture
du canal de Suez engendre une augmentation du trafic maritime, Malte
ne parvient pas à faire décoller son industrie.
Nombre d'insulaires partent chercher fortune ailleurs et le sentiment
nationaliste se nourrit des maladresses anglaises.
Plusieurs manifestations sont réprimées dans le sang.
Une constitution dotant l'île d'un gouvernement autonome est
accordée en mai 1921. En 1934, le maltais est reconnu comme
langue officielle. Malheureusement, les prémices de la seconde
guerre mondiale se font déjà sentir et l'Angleterre
en profite pour renforcer sa présence militaire. Proche de
l'Italie, toujours verrou du détroit de Sicile, Malte fait
obstacle aux visées nord-africaines de Mussolini et d'Hitler.
Bombardée sans relâche pendant plus de deux ans, l'île
tient, résiste mais à quel prix. 6 500 tonnes de bombes
pour la seule année 1942, près de 2 000 victimes civiles,
des dizaines de milliers de maisons rasées, une économie
exsangue.
Mais cet héroïsme ne sera pas vain. Dès 1947,
un gouvernement autonome est installé. Une nouvelle constitution
est promulguée qui permet aux nationalistes de remporter
les élections. Le 21 septembre 1964, Malte est proclamée
indépendante bien que toujours rattachée au Commonwealth.
Le premier président de la république est élu
en 1974 et les derniers soldats britanniques quittent le sol maltais
en 1979. Malte, désormais seule juge de son avenir, ouvre
rapidement des négociations avec le Conseil de l'Europe.
Abandonnée puis reprise, la candidature à l'Union
Européenne est finalement acceptée par tout un peuple
un certain 1er mai 2004.
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